Velvet : 12 trains, 10 millions de places et le défi de la grande vitesse face à la SNCF

Le paysage ferroviaire français entame une transformation majeure avec l’arrivée de Velvet, anciennement connue sous le nom de Proxima. Première entreprise indépendante à se lancer sur le marché de la grande vitesse en France, la compagnie cible la façade Atlantique pour proposer une alternative directe à l’hégémonie de la SNCF. Porté par Rachel Picard et Tim Jackson, ce projet mise sur l’innovation technologique et une expérience voyageur repensée pour redéfinir les standards de la mobilité ferroviaire.

Une flotte de nouvelle génération signée Alstom

Pour concrétiser ses ambitions, Velvet a passé une commande ferme de 12 rames Avelia Horizon auprès d’Alstom. Ce contrat, d’un montant de 850 millions d’euros, lance une aventure industrielle d’envergure. Ces trains à deux étages exploitent le savoir-faire technologique français pour combiner performance et durabilité.

Infographie comparative des avantages de la nouvelle compagnie ferroviaire Velvet face à la SNCF
Infographie comparative des avantages de la nouvelle compagnie ferroviaire Velvet face à la SNCF

Capacité accrue et performance énergétique

L’Avelia Horizon offre une capacité record, permettant à Velvet de transporter jusqu’à 10 millions de passagers par an. Cette densité repose sur une architecture optimisée qui préserve le confort des voyageurs. Sur le plan environnemental, ces rames consomment 20 % d’énergie en moins que les modèles précédents, un atout majeur dans un secteur où la décarbonation est devenue une priorité stratégique.

Une vitesse de pointe supérieure à 300 km/h

Les futurs passagers relieront les grandes métropoles de l’Ouest à une vitesse dépassant les 300 km/h. L’objectif est de garantir des trajets directs avec une durée moyenne de deux heures pour les liaisons principales. Cette rapidité, associée à des systèmes de maintenance préventive, vise à séduire les voyageurs d’affaires comme les particuliers.

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Le réseau Velvet : cap sur la façade Atlantique

Velvet se concentre sur l’axe Paris-Atlantique, une zone où la demande de mobilité est forte et souvent saturée. En injectant une offre nouvelle sur ce marché, la compagnie entend fluidifier les échanges entre la capitale et les grandes métropoles de l’Ouest.

Le déploiement des services desservira plusieurs destinations clés :

Bordeaux : La capitale girondine sera au centre du dispositif avec des rotations fréquentes. Nantes et Angers : Ces moteurs économiques de la région Pays de la Loire verront leur connectivité avec Paris optimisée. Rennes : Porte d’entrée de la Bretagne, la métropole rennaise profitera de cette concurrence pour offrir davantage de choix aux usagers.

Le projet Velvet agit comme un catalyseur pour les territoires desservis. En augmentant la fréquence des liaisons et en diversifiant les options tarifaires, l’arrivée d’un opérateur privé stimule la compétitivité ferroviaire et favorise une meilleure répartition des flux. Ce dynamisme pousse l’ensemble de l’écosystème, des gestionnaires de gares aux services locaux, à se réinventer pour accueillir une clientèle exigeante.

Maintenance et infrastructure : un ancrage local fort

L’exploitation de trains à grande vitesse exige une logistique rigoureuse. Velvet a signé un accord de maintenance sur 15 ans avec Alstom. Pour assurer la sécurité de sa flotte, un centre de maintenance dédié s’implantera à Marcheprime, près de Bordeaux. Ce choix assure une proximité immédiate avec l’un des terminus majeurs du réseau.

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La construction de cet atelier est confiée à Liséa, le concessionnaire de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique. Ce partenariat permet à Velvet de s’intégrer dans le tissu industriel existant. L’installation de Marcheprime servira de pôle d’expertise où les dernières technologies de diagnostic en temps réel seront déployées pour garantir une disponibilité maximale des trains.

Calendrier et perspectives : à quoi s’attendre pour 2028 ?

Le calendrier industriel ferroviaire impose des délais incompressibles entre la conception et l’homologation des rames. La livraison des premiers trains est prévue pour 2028, date marquant le début officiel de l’exploitation commerciale.

Une expérience client réinventée

Velvet ambitionne de transformer le temps passé à bord. Si les détails précis restent confidentiels, la direction évoque une expérience client repensée, incluant des services digitaux fluides, des espaces de travail optimisés et une offre de restauration axée sur des produits de qualité. L’idée est de faire du trajet un moment productif plutôt qu’une contrainte.

La fin du monopole SNCF sur l’Atlantique

L’arrivée de Velvet s’inscrit dans la libéralisation du transport ferroviaire de voyageurs. Après Trenitalia sur l’axe Paris-Lyon et Renfe vers le Sud-Est, l’ouverture de la façade Atlantique marque un tournant. Pour le consommateur, cette situation apporte des bénéfices concrets :

Critère Impact de la concurrence
Prix Pression à la baisse sur les tarifs.
Fréquence Augmentation du nombre de trains quotidiens.
Innovation Accélération des nouveaux services à bord.
Disponibilité 10 millions de places supplémentaires.

Le financement de ce projet, dépassant le milliard d’euros d’investissement global, est assuré par Antin Infrastructure Partners. Ce soutien garantit à Velvet les ressources nécessaires pour s’imposer comme un acteur majeur du rail français. En attendant l’ouverture de la billetterie sur le site officiel, les observateurs scrutent cette montée en puissance qui promet de modifier les habitudes de voyage vers l’Ouest.

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